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Perfectionnisme : pourquoi vouloir trop bien faire bloque ta progression

Publié le 2026-02-22 par Daniel Rubango

Perfectionnisme : le piège invisible

Pendant longtemps, j’ai cru que le perfectionnisme était une qualité. Je le disais presque avec fierté : "Je suis perfectionniste".

Dans le développement web, ça sonne bien. Ça donne l’impression d’être exigeant, professionnel, rigoureux. Mais en réalité, le perfectionnisme peut devenir l’ennemi silencieux de ta progression.

L’application jamais publiée

Il y a plusieurs années, j’ai développé une application de messagerie pour écoles avec Laravel. Des nuits de travail. Des refactorings constants. Des améliorations d’interface. Des optimisations techniques.

Et pourtant… Elle n’a jamais été publiée. Pourquoi ? Parce qu’elle n’était jamais “assez prête”.

À chaque nouvelle compétence acquise, je découvrais une meilleure façon de faire. Donc je modifiais. Puis j’améliorais. Puis je recommençais. Plus j’apprenais, plus je retardais la publication.

Le syndrome du développeur “toujours junior”

Même aujourd’hui, malgré les années, j’ai encore parfois le sentiment d’être junior. Ce sentiment de ne pas être encore au niveau :

  • pas assez compétent,
  • pas assez expérimenté,
  • pas assez légitime.

Et tant qu’on écoute cette petite voix, on repousse. On attend d’être prêt. Mais voici une vérité inconfortable : On ne se sent presque jamais prêt.

Pourquoi le perfectionnisme bloque vraiment

Le problème n’est pas l’envie de bien faire. Le problème, c’est :

  • optimiser des détails invisibles,
  • résoudre des problèmes inexistants,
  • vouloir concurrencer les meilleurs dès le premier projet,
  • attendre un niveau imaginaire avant d’agir.

Dans le développement web en 2026, la capacité d’itération est plus importante que la recherche de perfection. Les développeurs qui progressent sont ceux qui :

  1. Publient.
  2. Reçoivent du feedback.
  3. Améliorent.
  4. Recommencent.

Pas ceux qui polissent indéfiniment un brouillon privé.

La règle du 80/20 appliquée à nos projets

Les derniers 20 % prennent souvent 80 % du temps. Et ces 20 % n’augmentent presque pas la valeur réelle. Un projet imparfait mais publié :

  • existe,
  • évolue,
  • attire du feedback,
  • crée des opportunités.

Un projet parfait mais jamais publié : - n’existe pas. fait > parfait

Ce n’est pas seulement une question de développement

J’ai parlé d’application web. Mais ce principe dépasse largement le code.

Cela concerne :

  • lancer une chaîne YouTube,
  • démarrer les activités de son entreprise,
  • publier son premier produit,
  • écrire son premier article,
  • partager son travail publiquement.

Le perfectionnisme ne bloque pas seulement les développeurs. Il bloque les créateurs. Il bloque les entrepreneurs. Il bloque l’action.

Ma décision : construire en public

À partir de maintenant, je construis en public. Même si ce blog n’est pas parfait. Même si l’application n’est pas encore totalement finalisée. Même si tout peut être amélioré. Je publierai. Je partagerai les avancées. Je montrerai les imperfections.

Et oui, je continuerai probablement à me sentir parfois comme un développeur junior. Mais je refuse de laisser ce sentiment décider à ma place.

Plus question de reculer

Cet article devait sortir le 1er janvier. Nous sommes plus de 40 jours plus tard. Mais il est publié. Et ce simple fait marque un changement. L’application sera publiée. Les prochains projets sortiront. Les idées ne resteront plus en brouillon.

Et la suite ?

Prochainement, je parlerai d’un sujet étroitement lié à celui-ci : Le syndrome de l’imposteur. Parce que souvent, derrière le perfectionnisme, il y a la peur.

Rendez-vous semaine prochaine. Du moins… je l’espère.

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